Faire la lumière sur la dépression saisonnière

Lorsque les jours raccourcissent et que le temps froid arrive, est-ce qu’il vous arrive de vous sentir léthargique ou irritable? Est-ce que vous manquez d’initiative au travail ou dans vos études? Vous pourriez souffrir de dépression saisonnière, ou du trouble affectif saisonnier, une forme de dépression causée par le manque de lumière naturelle.

La dépression saisonnière touche surtout les habitants de pays nordiques, comme le Canada, où environ 18 % de la population en serait atteinte. Ses symptômes comprennent un état de fatigue chronique, une baisse de moral et une perte d’intérêt ou de motivation. Elle est diagnostiquée lorsqu’une personne ressent ces symptômes au même moment, à l’automne ou en hiver, et ce, pendant au moins deux années consécutives. Dans certains cas, les symptômes peuvent être aigus et empêcher une personne de mener ses activités habituelles.

L’un des moyens de prévenir la dépression saisonnière est de s’exposer le plus possible à la lumière naturelle. Il est donc important de prendre l’air pendant au moins une heure par jour, même par temps gris, et de laisser pénétrer la lumière du jour, que ce soit à la maison ou au bureau. Il existe aussi des lampes spéciales pour l’intérieur qui émettent une lumière blanche de forte intensité. On recommande de s’exposer à ces lampes pendant une trentaine de minutes par jour, de préférence le matin. Ces séances de luminothérapie aident à combattre la dépression saisonnière et ne causent pas d’effets secondaires sérieux. Il est possible de louer ces lampes auprès de la Mood Disorders Association of Manitoba au coût de 20 $ par mois (prix d’achat de 200 $).

Et comme pour toute autre forme de dépression, il faut rester actif physiquement, en sortant dehors le plus possible. Dans le cas de symptômes graves, la prise d’antidépresseurs peut aussi être efficace. Des séances de psychothérapie peuvent également vous aider à mieux comprendre la maladie et à modifier vos attitudes et comportements pour vous sentir mieux. Dans tous les cas, il est essentiel d’en parler à un professionnel de la santé. Il ou elle vous aidera à « voir la lumière » au bout du tunnel.